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L’arnaque des flammes jumelles : la fusion libre des âmes libres

Plusieurs mois se sont écoulés depuis le lancement de mon premier article sur l’arnaque des flammes jumelles qui s’est retrouvé au cœur de plusieurs polémiques. Je reconnais avoir intentionnellement survolé les liens d’Amour dans le but de mettre au premier plan l’image déformée que nous nous faisons du couple idéal. Comme je l’explique dans ma critique subséquente, il s’agissait de susciter une réaction, de stimuler votre réflexion.

Je remercie toutes celles et tous ceux qui m’ont fait part de leur point de vue et qui ont ébranlé ainsi ma réflexion en retour. Vous m’avez éclairée sur les nombreux points qui méritaient d’être revus et détaillés. Ces échanges me permettent d’entamer aujourd’hui la seconde séquence sous un angle sans doute plus agréable à étudier.

Il va sans dire que je vous invite à lire ces précédents articles si vous les avez sautés et que le sujet des flammes jumelles vous est inconnu. Je rappelle également que tous les articles que je rédige sont issus de mes propres réflexions et que je n’ai pas la prétention d’étudier une autre vérité que la mienne.

L’origine du couple divin

Le concept du couple divin est relié à d’antiques symboles qu’on retrouve à travers la plupart des cultures primitives. Chaque dieu est accompagné de son parèdre, parfois incarné par un jumeau ou une jumelle, les plus anciens (et sans doute les premiers) apparaissent déjà chez les civilisations mésopotamiennes.

Je ne vais pas évoquer d’exemple ni faire une analyse ce ces symboles, parce qu’il existe autant de possibilités d’interprétation que d’individus. Il est d’ailleurs important de garder à l’esprit que ces civilisations ont retranscrit leur perception de la vie d’après ce qu’elles étaient en mesure de comprendre. S’il y a de grands débats sur ces « dieux » qui les ont inspirées, quoi qu’il reste d’un semblant de vérité, elle est de toute manière abstraite et déformée par des siècles de conditionnements. Cela dit, ce que ne nos ancêtres vénéraient à travers ces figures n’était pas en relation avec notre conception actuelle de l’amour. Les termes de « parèdre » ou de « consort » sont d’ailleurs des notions incomparables au mariage et qui n’impliquent pas nécessairement un lien de sang.

Le concept du couple divin a pris racine dans ces vieilles représentations. Cependant, la polygamie était d’usage à ces époques. Dans l’histoire de l’humanité, la monogamie est relativement jeune puisqu’elle n’apparaît officiellement et à grande échelle qu’à partir de l’an 1000 avec la montée en puissance du Christianisme (il est d’ailleurs intéressant de noter que malgré cette vision toute nouvelle de la vie de famille, la notion de parèdre si longtemps vénérée disparait des figures religieuses). Le libre choix du conjoint se démocratise seulement au tout début du vingtième siècle. Cela fait donc à peine cent ans que nous définissons l’amour comme l’union libre et consentant de l’homme et de la femme. Et moins de cinquante ans que nous concevons l’amour comme l’union de deux individus indépendamment de leur genre.

Et si nous étions en route pour populariser le polyamour d’ici le siècle prochain ? Un bond en arrière dans la ligne du temps, ou une nouvelle évolution de notre conscience ? C’est un peu comme si nous tournions en rond depuis le début, en quête de quelque chose qui nous échappe.

Notre façon de décrire l’amour et de le manifester évolue chaque jour. Il est donc facile de comprendre que le concept des flammes jumelles repose sur des valeurs incertaines. Il s’agit plus d’un mythe moderne, d’un fantasme qui nous apparaît aujourd’hui comme un idéal d’existence.

Les aspects masculins et féminins

En tant qu’humain, nous avons appris à schématiser l’existence infinie et éternelle selon nos petites croyances. Nous évoluons dans une matrice duelle, alors nous sommes soumis à cet automatisme inconscient de polariser tout ce qui nous entoure : noir ou blanc, bien ou mal, négatif ou positif […]. Si ces principes sont plutôt personnels, relatifs à notre propre jugement, il en va autrement pour les aspects masculins et féminins qui, eux, existent bien en tant que dimorphisme sexuel. Oui, mais dans la matrice.

Notre essence originelle, prenant racine à la source de tout, n’est ni sexuée, ni polarisée. Conventionnellement, ce qui décrit les flammes jumelles est un même noyau divisé en deux compléments d’énergie masculine et féminine. Or, il est inutile de séparer ces aspects sur un plan éthérique puisque nous sommes originellement asexués. Nous incarner dans un corps mâle ou femelle ne nous réduit pas à ce seul état ; incarner un homme ou une femme, c’est tenir une fonction qui trouve son importance seulement dans la matière, principalement reproductive afin de perpétuer les cycles de vie terrestres.

Nos fantasmes du couple idéal ont nourri cette idée de réunion. Parce que nous sommes tellement conditionnés à tenir notre rôle sexué selon les conventions sociales, avec tous les codes requis, nous avons oublié que notre intégrité est mixte. Nous définissons notre vie sur la nature de notre enveloppe physique tout en reniant notre entièreté. Alors forcément nous cherchons à compléter cet aspect dont nous ressentons le manque tandis qu’il échappe juste à notre perception du monde.

Je parle de masculin et de féminin, mais certains préfèrent décrire les flammes jumelles comme une sorte de Yin et de Yang, l’un en complément de l’autre. C’est le même principe : penser que nous avons été dissociés alors qu’au contraire, nous sommes entiers et nous nous suffisons à nous-mêmes.

Le fait de se reconnaître chez quelqu’un, avoir l’impression de trouver ce qui nous complète au-delà de tout est un reflet de notre propre situation. Un effet miroir qui nous renvoie à ce déni de nous-mêmes. Il n’y a personne qui puisse combler ce que nous refusons inconsciemment de nous accorder. Nous nous entourons très souvent de gens sur qui nous pouvons nous appuyer comme sur une béquille. Or, quand nous aurons conscience de notre entièreté, quand nous n’attendrons plus rien des autres, nous serons vraiment disposés à Aimer et être Aimés sans conditions.

La fusion libre d’âmes libres

L’Amour en A majuscule est libre et gratuit. Il transcende l’espace et le temps. Il se diffuse et se reçoit sans raison ni condition. C’est un état. Une énergie. Une plénitude. L’Amour ne se ressent pas, il se vit. L’Amour n’attire rien d’autre que le bien-être. Pas de questions. Pas de peurs. Pas d’envie. Juste une extase infinie. Il n’existe pas de mots justes pour décrire cet Amour-là. Nous cherchons à le définir pour lui donner une certaine consistance, mais cela va bien au-delà de ce que nous pouvons intégrer en conscience. Tout ce qui découle de l’Amour est agréable, sans mots pour le décrire, parce qu’il sème, récolte et partage tout ce qu’il y a de plus pur et de délectable, des graines de nos Cœurs.

Lorsque deux êtres s’unissent, se fondent l’un dans l’autre, ils cherchent à retrouver l’uniformité originelle, cette sensation d’appartenir au grand Tout de l’existence. Je dis deux mais il n’y a pas de règles, seulement il faut être au moins deux âmes pour vivre cet état momentané ou éternel. Je ne veux pas introduire une notion de temps dans mon explication, parce que le temps est relatif à notre dimension terrestre. Alors je décriai la fusion comme un état d’unité se déployant dans une période indéfinie.

L’Amour ne joue pas un rôle plus important qu’un autre, à comprendre que la fusion n’est pas l’aboutissement ultime. Il n’y a pas de conclusion, juste l’infinité ! La fusion a de particulier qu’elle permet d’exprimer cet Amour sans aucune entrave, peu importe les situations que nous expérimentons à travers nos vies.

Il y a des entités qui se fondent les unes dans les autres pour en former une nouvelle. Il y a des entités qui se mélangent pour s’exprimer à travers chacune d’elles. Se mêler à une autre âme, c’est exister ensemble dans une nouvelle dimension. Créer un havre dans lequel se réfugier, un vaisseau sur lequel se laisser flotter.

Les êtres avec qui nous partageons un lien étroit ne sont jamais loin de nous. J’ai mal quand je lis que les flammes jumelles se cherchent. Cela induit une division, une séparation et rien n’est plus faux car ceux qui s’Aiment ne se quittent jamais : tisser un lien sert à tendre un pont entre ceux qui ne veulent pas se perdre. Et dans le cas d’une fusion, chacun fait partie de l’autre. Soyez certains que vous êtes Aimés même si, physiquement, il vous arrive de vous sentir délaissés.

Le concept des flammes jumelles permet de mettre des mots sur une situation et je suis la première à m’extasier quand je regarde les magnifiques créations qu’elles inspirent. Alors je ne vous invite en aucun cas à renier cet être qui vous fait tant vibrer, seulement à le considérer de façon plus libre et intense ! Vous n’avez pas besoin de raison pour Aimer, pour vous mélanger, vous unir ou même vous défaire. Vous avez juste besoin de le désirer mutuellement.

Pourquoi est-ce si difficile de vivre cette union d’âmes quand toutes deux (et plus) sont également incarnées au même moment, dans le même cercle social ? Comme je l’ai décrit tout au long de cet article – et des précédents, nous sommes tellement conditionnés que nous ne parvenons presque plus à penser avec le Cœur. Nous avons appris que l’amour s’exprime au travers d’un couple, et que le couple fonctionne comme ci et comme ça. Nous vivons dans un système qui est à tel point contraire à notre liberté d’agir, de choisir et de penser, que nous sommes tous en souffrance, parce que nous allons tous à contre sens de nos besoins originels.

Comment voulons-nous vivre un lien d’Amour si nous cherchons à l’exprimer de manière étriquée, prédéfinie ? Ce n’est tout bonnement pas possible. Imaginez donc ressentir la puissance de ce lien et de tout ce qui en découle, puis l’enfermer dans une petite boîte étiquetée « ça doit être comme ça ». Cela engendre un tel chaos, une telle incompréhension mutuelle et une telle souffrance mêlée d’angoisses en tout genre, parce que rien n’altère cet Amour même quand tout va mal autour. Forcément, il y a de quoi alimenter le mythe des flammes, alors qu’en fait il suffirait simplement d’ouvrir cette boîte et de nous accorder la liberté de vivre cette union à notre façon. Nous sommes tous des artistes uniques !

J’ai démoli le principe des flammes jumelles et beaucoup m’en ont voulu pour cela. Mais combien ont-ils compris que je l’ai justement fait dans un but de prise de conscience ? J’espère sincèrement que cette conclusion vous apportera les clarifications que vous attendiez. Il n’existe ni souffrance ni contraintes dans l’union de plusieurs êtres. Il n’existe pas même de mots pour le décrire. L’Amour est libre.

Shaer Ama


Source de l’article : http://exisens.canalblog.com/archives/2017/03/09/35028711.html

Nous sommes des humains parmi des humains. Je ne détiens aucune vérité absolue et je continue d’œuvrer quotidiennement afin de transformer mon raisonnement.

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2 thoughts on “L’arnaque des flammes jumelles : la fusion libre des âmes libres

  1. N.

    Pour informations, il y a une source Laurent Dureau.
    Son blog:homogalacticus.
    Laurent a posté sa nouvelle vidéo sur le sujet, tellement il est agacé que beaucoup se laisse encore piéger dans ces histoires de FJ et d’âmes soeurs.

  2. Isabelle D

    Je suis bien d’accord, en ce moment je retrouve plusieurs âmes soeurs dont deux avec qui je suis très fusionnelle et cet homme et cette femme se sont également reconnus. Nous sommes un peu déstabilisés par ça mais nous comprenons. Pour l’instant nous nous découvrons et nous grandissons, en essayons de lâcher prise pour accueillir ce qui se présentera.

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