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Nous vivons la dernière résurgence des mouvements gnostiques avant la bascule de ce monde contrefait dans la lumière

La période estivale est propice aux pauses et aux réflexions. Entre deux folies planétaires orchestrées autour du coronavirus, elle nous permet de nous ressourcer et de repenser à ce que nous avons vécu, à qui nous sommes vraiment, et à pourquoi nous sommes ici.

Vous en êtes arrivés à la conclusion, par votre raisonnement, votre intuition et votre expérience que notre situation sur Terre est plus proche de celle d’un détenu, que celle d’une âme en recherche d’expérience dans la matérialité. Votre sensibilité est peut-être celle de la communauté “Prepare For Change” (Préparez-vous aux changements) et vous suivez peut-être le contacté Cobra ou d’autres guides offrant une compréhension apparemment inédite de cette fin des temps qui nous vivons.

Pourtant, rien d’inédit dans tout cela, même si le décor et les protagonistes sont décrits avec un peu plus de précision, tout cela était déjà dans les esprits et les enseignements des Gnostiques du début de notre ère, il y a près de 2000 ans… Alors peut-être revivez vous une nouvelle et dernière incarnation à faire resurgir la Gnose et incarner le Gnosticisme ?

Si vous avez une sensibilité pour l’hérésie, pour le monde Cathare, pour les Bogomiles, que vous vous sentez attirés par la spiritualité profonde au delà du décorum artificiel des religions établies, vous êtes peut-être de ceux qui ont constitués au début de l’Ère chrétienne les communautés gnostiques, en Samarie, à Antioche, à Alexandrie, à Rome, en Grèce, Espagne ou en Haute-Égypte….

Un corps pesant et opaque, une psyché sommeillante et une étincelle de lumière divine

Ainsi se définit le Gnostique… Il est intéressant au passage de signaler la proximité en grec des mots Soma (le corps) et Sêma (le tombeau) !

L’homme est un exilé sur une planète prison des peuples, dans un corps prison des âmes.

Pour le gnostique, l’homme n’est que l’ombre d’un homme, un pseudo homme (un pseudanthrope), conçu par le démiurge corrompu pour faire son travail d’esclave et nourrir la Matrice des Archontes, ce à quoi s’oppose le gnostique.

Je reprends ici un extrait de l’Encyclopédie Universalis :

Le sentiment fondamental du Gnosticisme consiste à se sentir étranger au Monde. Il éprouve sa situation d’être au monde comme anormale, comme violente : le corps, le monde sensible sont une prison, un lieu dominé par le mal et les passions. Le gnostique a l’impression d’être dans une prison dont les limites sont au delà du monde stellaire. Tout ce qui est visible est une barrière. Le Gnostique éprouve fortement la distinction entre le moi et le reste de son être, entre l’âme et le corps. Il se sent d’une essence différente. Il perçoit qu’il appartient à un monde transcendant, à une Nature qui est totalement étrangère au monde d’ici-bas. […] Le sentiment d’étrangeté se fonde même sur la Nature même de Dieu. L’autre sentiment essentiel à l’attitude Gnostique est la certitude absolue du salut.

Autrement dit le gnostique considère que nous sommes des détenus planétaires victimes d’une injustice à l’échelle du cosmos. Mais, si nous sommes présents dans cette prison c’est pour alléger la matière de ce monde, autrement dit avec nos mots d’aujourd’hui, pour y ancrer la lumière. Beaucoup d’érudits qui se sont penchés sur le phénomène gnostique, que nous revivons actuellement (et je suis peut-être l’une des rares personnes à le dire), ne comprennent pas le sens caché des textes et de cette connaissance, si ils n’éprouvent pas eux-même cette expérience dans leur être profond. Le but du gnostique est d’atteindre l’hyperconscience pour apporter la lumière en ce monde, ce que nous faisons aujourd’hui par exemple à travers notre travail spirituel personnelle, la guerre des consciences et nos actions mondiales coordonnées de méditation de masse.

Dans un article plus ancien j’avais déjà abordé sur ce site la question de la Gnose et de la connaissance véritable de la nature d’un Dieu imposteur présidant à la destinée de notre Planète, en opposition à la Source elle-même (l’énergie créatrice et réellement fondamentale de l’Univers, autrement dit le vrai Dieu). Notre Terre est gouvernée par un ou des faux Dieux sadico-pervers, le Dieu de l’ancien testament pour les Gnostiques, qui s’oppose au Christ et au Dieu du Nouveau Testament (il est intéressant de noter que c’est le gnostique Marcion qui est à l’origine de cette dichotomie entre ancien et nouveau testament).

Des démiurges fallacieux, des anges déchus, des êtres très avancés ayant fait le choix de l’ombre et de l’isolement, ayant eux-même renié la Source première (le vrai Dieu), pour créer et surtout dominer leur propre Monde. Ce sont les fameux Archontes des textes primitifs gnostiques du début de l’ère chrétienne. Mais c’est aussi un cancer tentaculaire emprisonnant la Terre entière à l’image de ce qui est nommé Yaldabaoth.

Si les Bogomiles, puis les Cathares, ont constitué des communautés de néo-gnostiques, aucun intellectuel du sérail n’accepterait je pense, de qualifier les résurgences actuelles de nos communautés comme un gnosticisme moderne. L’idéologie dominante préfère que nous ne fassions pas le pont entre notre histoire et nos existences passées, avec ce que nous vivons aujourd’hui dans cette fin des temps. Pourtant, comme pour Henry Miller après la lecture du livre “Les Gnostiques” de Jacques Laccarière, ce pont entre l’âge du Christ et notre post-modernité me remplit de joie, je cite la lettre d’Henry Miller à Jacques Laccarière :

Sachez que vous m’avez donné un grand bonheur avec ce livre, car l’idée que ce Monde est une vaste farce cosmique me remplit de joie !

Car Henry Miller, comme Jacques Lacarrière, Lawrence Durrel, Zamiatine, Emil Cioran, Michel Tardieu, Jean Borella et bien d’autres encore étaient des écrivains qui ressentaient puissamment en eux le sentiment gnostique, tout comme vous le ressentez peut-être à nouveau en vous aujourd’hui !

Un Cioran pessimiste qui écrivait d’ailleurs :

Contre qui mener la lutte ou diriger l’assaut quand l’injustice hante l’air de nos poumons, l’espace de nos pensées et la stupeur des astres ?

Un Cioran qui, malgré cette certitude gnostique du salut, se demandait comment cette victoire contre l’ombre omniprésente de ce monde était possible… Seulement par notre être, et notre présence ici-bas :

Le gnostique est un brasier vivant où circule refroidi le feu divin.

C’est une autre façon de décrire comment, ce que nous nommons aujourd’hui travailleur de lumière, par transcendance et connexion à la Source, canalise la lumière divine et imprime dans la matière un peu de ce brasier divin pour rehausser le niveau vibratoire de cette prison planétaire et accéder ainsi, par touches et accélérations successives à la libération planétaire puis à l’Ascension !

Les Gnostiques croyaient en la réincarnation, alors même qu’ils vivaient les débuts du Christianisme, mais ils n’avaient ni Église, ni Dogme, ni Conciles. Leur absence d’organisation à bien sûr conduit, face à une église chrétienne infiltrée par l’Ombre, qui s’organise et se structure, à un étouffement de ladite hérésie qui connaitra cependant plusieurs résurgences dans l’histoire. L’incendie de la Bibliothèque d’Alexandrie, même si il n’est pas formellement avéré par les historiens d’aujourd’hui, a sans doute contribué à effacer de nombreuses traces de ces mouvements et de ces croyances hérétiques qui voyaient la clarté du mensonge que la religion chrétienne ou judaïque avait mis en place. D’une façon générale les ressources textuelles du mouvement gnostique restent infimes au regard de l’importance que cela représente pour le salut de l’humanité

Le Gnostique avait conscience que sur cette Terre, dans cette prison isolée du Divin, nous manquons d’oxygène divin, du feu hyper-cosmique, le moderne parlerait probablement de lumière spirituelle ou même de tachyons, et surtout de Vérité puisque tout ce que nous savons sur cette planète a été peu ou prou falsifié par le pouvoir, les autorités, l’éducation, des forces occultes à l’œuvre derrière toute la réécriture de l’histoire et même derrière la façade du scientisme.

D’aucun diront que les Gnostiques licencieux ont aussi connu des pratiques sexuelles ou des rituels très étranges. Certaines sectes notamment glorifiaient le serpent qui avait voulu offrir la connaissance à Adam et Eve. Des sectes tardives spermatophages ou même fœtophages, sous prétexte de ne pas offrir de nouvelle brebis aux Archontes, étaient sans doute des manifestations tardives et infiltrées du Gnosticisme. Partout dans l’Histoire du Monde l’Ombre a infiltré la Lumière et vice-versa, dans cette guerre occulte permanente pour le maintien ou la libération de la quarantaine de cette planète.

Dans un article précédent, je vous avais décrit notre monde, la quarantaine terrestre, comme un redoutable Escape Game. Voilà une manière post-moderne, modeste et décomplexée pour décrire la vision gnostique de la prison terrestre et des enjeux de libération pour les âmes les plus éclairées.

Il est encore important de signaler que dans la vision gnostique, la femme est investie d’une mission salvatrice particulière. Rare moment de l’histoire ! Cela rejoint pourtant notre vision d’aujourd’hui où nous nous devons de faire grandir le féminin sacré, le divin ou l’éternel féminin, et ses valeurs d’amour, d’intuition, de protection, de douceur, de compassion. Les sectes gnostiques connaissaient sans aucun doute les sororités, que tente de faire revivre le contacté Cobra aujourd’hui. Redonner une impulsion forte à la puissance de l’énergie féminine, incarnée par la Sophia opprimée sur Terre à travers les âges, toujours dans l’objectif du maintien de la quarantaine….

D’après les gnostiques, le Mal sur cette planète a aussi dénaturé le désir du coït, réalité que nous appréhendons aujourd’hui sous un jour nouveau, à travers l’utilisation de technologies de type implants visant à créer une incompréhension profonde et une séparation entre le Masculin et le Féminin sacrés. Autrement dit la manipulation de la polarité homme-femme par les implants !

La dualité des Gnostiques ne porte pas sur l’essence même de l’univers (le Gnostique n’est pas Manichéen comme le prétendent certains), mais bien sur la Genèse elle-même, c’est à dire la mise en place de la quarantaine sur cette Planète. Au delà d’un certain plan d’évolution, il n’y a plus de dualité possible, il n’y a plus d’opposition possible (et non nécessairement réalisée) entre Ombre et Lumière. C’est seulement en deçà d’un certain plan que l’ombre peut trouver un terrain d’expression et faire le choix de l’isolement, de la peur et de la souffrance. Nous ne sommes donc pas philosophiquement sur un dualisme ou un manichéisme, mais bien sur la compréhension d’une contingence propre à l’expérience terrestre (Les gnostiques parleraient d’une perversion de l’équilibre des potentialités…). Je me cite dans un précédent article :

Petit rappel sur une notion : La contingence ! En Philosophie, c’est la possibilité qu’une chose arrive ou n’arrive pas ou qu’un être existe ou n’existe pas.

Il s’agit là d’une subtilité de compréhension essentielle. La matérialité, que nous expérimentons sur Terre, la matérialité n’est pas mauvaise en soi, mais sur Terre, la contingence a fait que cette matérialité est devenue un terrain d’expression du Mal. Le Mal joue donc de cette subtilité en polarisant le monde (dans son étymologie judaïque, le mal sépare) et nous aveuglant d’une fausse vérité qui consiste à dire que l’Ombre est simplement la polarité inverse de la Lumière et que la Lumière ne peut exister sans l’Ombre ce qui est ontologiquement faux (la simple analogie avec la lumière physique photonique est erronée). 

Le Monde dans le quel nous vivons, et pour lequel nous nous battons pour le faire basculer dans la lumière sera bientôt, un monde de matérialité positive, nettoyé du résultat funeste de cette contingence qui a conduit à faire de la Terre le Royaume du Mal.

Les Gnostiques du monde se réveillent et se retrouvent, ressentez-vous comme moi cette joie de renouer avec ces expériences hérétique passées, cette joie de la mission qui s’accomplit car comme je le citait déjà en début d’article:

L’autre sentiment essentiel à l’attitude Gnostique est la certitude absolue du salut.

Nous avons une foi inébranlable dans ce que nous nommons aujourd’hui avec nos mots La Victoire de la Lumière !


Approfondir :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnosticisme

Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté : invitation à Syntropie

Pourquoi la Source aurait-elle permis toute cette souffrance sur Terre ? Tentatives d’explications par Untwine

Quand l’humanité sidérée découvrira que Yahweh était le dernier rempart à l’ascension planétaire !

L’union sacrée et le percement du voile

Manipulation de la polarité homme femme par les implants

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5 thoughts on “Nous vivons la dernière résurgence des mouvements gnostiques avant la bascule de ce monde contrefait dans la lumière

  1. regnier jean noel

    Merci infiniment pour ce superbe éclairage sur l’histoire des Gnostiques. Ça résonne énormément à mes oreilles. je vais commander le livre que vous citez. J’ai pris un énorme plaisir a vous lire. Faisons briller notre lumiere, c’est vital.
    Namasté. jean noel

    1. Hervé

      Merci Jean-Noël, votre commentaire me réjouit ! En effet même si cela me procure du plaisir d’approfondir et de présenter le Gnosticisme, c’est encore mieux si d’autres personnes peuvent s’y reconnaitre.
      C’est ainsi que nous complétons le maillage de la lumière sur la Planète, en reconnectant avec notre être et nos compagnons de route, avant le grand saut dans l’Ascension !
      Amicalement

  2. bonjour et oui un grand merci pour cette authenticité et cette légèreté dans ce qui est si difficile à appréhender pour beaucoup d’entre nous sur cette planète. j’ai écrit un livre que je souhaite à disposition pour tous :
    https://naturelledanslorne.jimdofree.com
    belle transition à tous dans l’amour et la gratitude laurence

    1. Hervé

      Merci Laurence pour ton appréciation, et un grand merci également pour le livre que tu as écrit et qui participe à l’éveil des consciences ! Amicalement

  3. Virgile

    Un grand merci pour cet article si riche et profond qui éveille en moi un je ne sais quoi qui résonne :) (au boulot pour que je découvre de quoi il s’agit, maintenant, ha ha). Victoire de la lumière, oui. Vous maintenez la flamme de l’espoir, que dis-je, de la confiance et la foi. Merci !

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