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Juan Branco ou le dernier Gatekeeper ? Étude de cas du jeune révolutionnaire propulsé en tête de la dissidence

Je n’ai pas l’habitude d’écrire des articles en lien direct avec une personne en particulier, ni de parler de politique française. Si je le fais ici aujourd’hui, c’est bien sûr que je me sens guidé à le faire, mais aussi parce que le personnage dont je vais vous parler est en lien direct avec au moins deux ou trois thématiques chères à ce site. Nous avons vu récemment apparaitre de façon fracassante dans le paysage de la dissidence un jeune homme brillantissime : il est beau, il parle bien, il est jeune et sympathique, et il emporte l’admiration d’une foule toujours plus grande de fans. Il vient tel un Zorro, soutenir les gilets jaunes, dénoncer le système, et il fait écho à nombre de nos critiques à l’égard du pouvoir et des oligarques du système. Il semblerait que ce soit un nouvel homme providentiel au cas ou le mouvement des gilets jaunes entrainerait des transformations radicales de la vie politique. Mais il est aussi et surtout un grand défi à votre discernement. Suivez-moi et allons explorer ce personnage !

Comme vous tous, j’ai tout d’abord été séduit par ce jeune homme, on aime le regarder et l’écouter. Il a fait une belle percée dans le monde de la dissidence et il tient un discours à la fois brillant et apaisé, sans ménager ni les politiques actuels ni le système et a d’ailleurs écrit un livre à ce sujet qui est devenu un succès de librairie : “Crépuscule” (j’attire d’ailleurs votre attention sur le sens ambigu du mot “crépuscule”, est-ce avant la tombée de la nuit ou avant le lever du soleil ?). Comme il est jeune et proche de nous, il communique via Youtube, il a mis à disposition son livre en téléchargement gratuit, et il va même sur les plateaux de télévision pour soutenir notamment le Gilet Jaune Maxime Nicolle. Il ne semble pas être intéressé par l’argent et il semble s’être détourné d’un système qui a tenté de faire de lui un des leurs, et, après de nombreuses expériences proches des élites, il a décidé de faire apparemment cavalier seul, sans peur et sans reproche, et de prendre le parti de la contestation. Franchement, chapeau ! Ce petit gars a de l’avenir, et comme il parle mieux que nous tous, on aurait bien envie de faire de lui notre nouveau porte-parole…

Heureux d’avoir découvert un nouvel allié dans la guerre de conscience et la guerre de l’information faisant rage ici bas, je me suis donc intéressé de plus prêt au personnage, j’ai écouté ses interventions, découvert son parcours fulgurant, j’ai écouté aussi la critique naissante autour de lui, sans doute basée sur beaucoup de jalousie. Et au bout d’un certain moment, j’ai commencé à percevoir de la discordance dans son discours et dans sa façon d’être et de se comporter dans les médias. J’ai découvert par exemple qu’il était encarté chez les insoumis de Jean-Luc Mélenchon, même si il en parle rarement. Je me suis aussi fait la réflexion, que ce jeune dissident semble avoir un peu la faveur des médias qui l’invitent et lui donnent volontiers la parole. Tient c’est vrai ! J’avais presque oublié que les vrais dissidents, ceux qui sont réellement gênants, on ne les invite pas…

Intronisation du jeune révolutionnaire

Il a fait un entretien “Thinker view”, et aussi un entretien avec Natasha Polony, qui sonne un peu à mes oreilles comme une intronisation dans le monde de la contestation contrôlée… Étrange ce parcours d’étoile filante. Et le voilà avocat de Maxime Nicole, ce petit gilet jaune, qui commençait à parler de réseaux maçonniques et de pédocriminalité (un des sujets cher à ce site car il est une clef pour le passage dans le nouveau monde). Juan Branco, en prenant la défense de Maxime Nicole a pris soin de bien briefer son client (qui n’a d’ailleurs pas les moyens de payer un avocat, ce qui renforce le côté Zorro de Juan), pour qu’il évite de partir dans tous les sens avec les réseaux maçonniques et la pédocriminalité. D’ailleurs, le jeune Juan lui sait bien que les réseaux maçonniques, font l’objet de beaucoup de fantasmes, ils sont sans doute importants pour faire carrière en province (je le cite) mais le plus important n’est pas là. Le plus important selon lui, ce sont l’oligarchie et le système des grandes écoles qui perpétue une classe dirigeante au détriment des petites gens. Oubliez les réseaux maçonniques et remettez dans votre poche votre complotisme. Dommage ! Car si un gilet jaune de premier plan, Maxime Nicolle, commençait à faire de la divulgation sur les réseaux maçonniques et la pédocriminalité institutionnelle, c’est vraiment dommage de lui avoir cloué le bec finalement. Finalement… Juan Branco défend bien Maxime, oui en effet, il lui défend de dire ce qu’il ne faut pas dire.

Mais revenons un peu sur le parcours de Juan Branco. Il n’a que 29 ans au moment où j’écris ces lignes mais a déjà travaillé pour Les Inrockuptibles, le ministère des Affaires étrangères, Lignes, la Cour pénale internationale, Le Monde diplomatique, l’Organisation des Nations unies. Mais il a eu aussi le temps d’être conseiller juridique de Wikileaks et Julian Assange et avocat de Jean-Luc Mélenchon. J’oubliais de dire qu’il a fait Science-Po et est docteur en droit de l’École Normale Supérieure de Paris. Juan Branco est par ailleurs le fils du producteur de cinéma portugais Paulo Branco et de la psychanalyste espagnole Dolores López. Catherine Deneuve venait manger à la maison quand il était gamin… Ce n’est décidément pas un gosse comme les autres. Il condamne le sérail et le système oligarchique et semble pourtant en sortir en toute droite ligne. Ça fait un peu dissonant quand même. Mais bon passons.

Branco et le gilet jaune Maxime Nicolle

Contrairement à Emmanuel Macron et Édouard Philippe, il ne semble pas être passé par les Young Leaders, lieu de formation des futurs élites. Mais il faut dire quand même que son parcours ressemble beaucoup à celui d’un “High Potential”, en français on dit un “Haut potentiel”. Quand vous avez un jeune homme brillant promis à un destin d’exception ou de hautes responsabilités, ou les deux, vous lui concoctez un parcours sur mesure, pour lui permettre de faire ses armes dans un certain nombre d’institutions prestigieuses ou en contact avec des “personnes d’exception”. C’est comme cela que l’on forme et prend soin de ses futures élites dans le monde politique mais aussi dans le monde des grandes entreprises. Donc tout porte à penser que ses expériences professionnelles exceptionnelles, ne sont pas juste l’heureux résultat d’un beau CV envoyé à François Hollande, Julian Assange, Jean-Luc Mélenchon ou la cours pénale internationale. C’est bien un parcours de formation accéléré qui lui a été concocté pour le préparer à quelque chose… mais quoi ?

J’avoue aussi que l’un des éléments qui a déclenché mon éveil à son égard était la façon dont il se comportait dans les médias. Je n’ai pas aimé la façon dont il donne le change à Etienne Chouard ou à Maxime Nicolle son protégé. Etienne Chouard est un vrai dissident qui ne cherche lui pas tant à convaincre qu’à expliquer pourquoi nous en sommes là, pourquoi notre pseudo système démocratique est à revoir. Juan Branco glisse dans la flagornerie à l’égard de son prétendu client Maxime Nicolle en disant qu’il est plus intelligent que lui alors même qu’il n’a pas fait de grandes écoles. Tout flatteur vit aux dépends de celui qui l’écoute. Juan Branco balaye gentiment d’un revers de main les nouvelles propositions politiques d’Etienne Chouard et accompagnement Maxime Nicole en nous murmurant tacitement, c’est moi qui brille et c’est moi qu’il faut écouter. Je vous invite à aller écouter notamment un entretien enregistré sur Sud Radio avec Etienne Chouard et Maxime Nicolle.

Alors bien sûr il suscite beaucoup de jalousie chez certaines personnes à qui il vole la vedette, des personnes comme Alain Soral par exemple qui semble l’avoir pris en grippe. Le site Panamza l’accuse maintenant d’être un rejeton de Jacques Attali, d’être un infiltré du système dans le monde de la dissidence, et certain vont jusqu’à dire qu’il serait même sataniste ou pédophile ! Alain Soral qui est aussi un Gatekeeper (voir les articles de ce site sur le sujet, Alain Soral sert aussi à la défense du système mais différemment, même si il semble participer de l’ouverture de conscience), attaquerait un Juan Branco (et vice-versa) mais pourquoi ? Est-ce un signe de reconnaissance d’appartenance au groupe des Gardiens de seuils (voir les articles ci-dessous pour mieux comprendre cette notion) ? Est-ce parce que il est beaucoup plus facile de se défendre d’être la proie d’un Alain Soral (qui est, c’est bien connu antisémite et d’extrême droite) que d’un Alexandre Lebreton, qui a écrit un ouvrage de référence sur le contrôle mental et les abus rituels sataniques ?

Oui bien évidemment, parlons des attaques d’Alain Soral ou de Cyril Hanouna, mais le point de vue d’Alexandre Lebreton ne doit pas d’être cité, car il faut éviter que le public pose les yeux sur ce lanceur d’alerte d’exception (voir son livre “contrôle mental et abus rituels sataniques”). C’est pourtant lui qui a mis le doigt sur le fait que l’image de la page d’accueil du site internet “Branco & Associés” (le cabinet d’Avocat de Juan Branco) est un tableau de Goya décrivant une scène de sacrifice d’enfant à Moloch. Juan Branco, dans la vidéo censée le défendre ci-dessous prétend que cette “scène de sacrifice est très belle”. Seulement voilà, même si les goûts et les couleurs ça ne se discute soi-disant pas, pour ceux qui connaissent un peu les clefs et les symboles utilisés pour le contrôle mental des élites, ce genre d’image et de point de vue est loin d’être neutre. Branco d’ailleurs évoque encore dans la vidéo ci-dessous, qu’il ne souhaite pas parler de pédophilie car il aurait connu cela. Stupéfaction ! Voilà de quoi nous questionner sur la possibilité d’un jeune homme dissocié, victime lui-même d’abus sexuel et de rituels sataniques (pratique des élites sur leurs propres enfants), ce qui le conduirait aujourd’hui à trouver une scène de sacrifice d’enfants belle ?

Branco – Hanouna : deux catcheurs d’un affrontement convenu

Mais revenons un peu sur ces choses plus légères qui font que le personnage est discordant. Il se plaint de se faire tacler par Cyril Hanouna sur les plateaux de télévision mais, franchement pauvre bichon, à quoi t’attendais-tu ? A une époque on nous servait des combats de catch entre un gentil et un méchant masqué, chacun jouant son rôle à merveille, et on croyait à une réelle confrontation qui se terminait, oh surprise par la victoire du gentil ! Une lutte de foire visant à soulever nos émotions et nous distraire. Je suis étonné qu’un jeune homme brillant comme Juan Branco ne savait pas ce qui l’attendait avec une émission de télévision avec Cyril Hanouna, puisque de toute façon c’est un numéro de grand cirque, visant à donner un peu plus de crédibilité au jeune homme. A propos de ses actions de défense de Wikileaks, vous êtes vous interrogé si c’était Juan Branco qui servait Julian Assange ou Julian Assange qui servait à la crédibilisation du personnage de Juan Branco ? Réfléchissez-y bien.

Je ne sais pas si Juan Branco est piloté en sous-marin par Jacques Attali, ce dont il se défend bien évidemment, mais je trouve quand même que ce jeune homme avec un sacré culot d’envoyer balader Jacques Attali qui cherchait à le recruter dans le cadre de son travail associatif (c’est en tout cas ce qu’il prétend dans la vidéo ci-dessous). Quel courage et quelle maturité pour un bambin qui n’avait alors que 18 ans !

Je vous invite vivement à regarder la première vidéo ci-dessous où Juan vise à se défendre de ses accusateurs. On est d’abord choqué par son état d’apparente fatigue suite au harcèlement qu’il subit. Pourtant quelque chose sonne terriblement faux. Cela ne m’étonnerait pas que cette vidéo soit finalement enlevée, car au lieu de l’excuser, elle l’accuse. Sa posture de vouloir sans cesse convaincre et détourner du faux problème de la franc-maçonnerie ou des réseaux pédocriminels le met dans la position d’un véritable gardien de seuil, venu rassembler la dissidence tout en lui interdisant de parler des sujets qui peuvent réellement mettre le système en danger.

Juan Branco, malgré son brillant éclat mordoré, semble donc avoir été posé là pour récupérer la situation, dans le cas ou le mouvement des gilets jaunes irait bien au-delà de ce qui était prévu. Il est préparé pour la prochaine étape, pour quand Macron et les autres seront tombés. Il n’est peu-être pas possible de savoir qui l’a posé là devant nous, et il est vraisemblable que lui-même ne comprenne pas bien jusqu’au bout le rôle qu’il joue en réalité.

Un Gatekeeper est une personne posée sur le bord ultime de ce qui est politiquement ou idéologiquement entendable, pour nous empêcher d’aller au delà. Et cela s’observe très bien dans le discours du jeune homme, il ferme des portes (le complotisme, les réseaux maçonniques, la pédocriminalité) et utilise son miroir magique pour que notre regard se porte sur l’oligarchie, sur les liens d’argent entre les milliardaires et le pouvoir, sur les grandes écoles et la lutte des classes. Ainsi le système prépare en douceur sa prochaine révolution convenue avec peut-être l’homme providentiel et plébiscité, tout en nous interdisant de mener la notre, plus radicale qui conduirait vraiment à la disparition des réseaux, du satanisme et de la pédocriminalité. Il est une fausse lumière qui nous trahit alors que nous pensions pouvoir enfin sortir de la matrice !

Si cette vision du personnage de Juan Branco vous déplait ou vous horripile, sachez cependant que l’une des choses les plus difficiles à accepter est de s’être trompé et de s’être fait berné. On nous a bien dit étant enfant qu’il ne fallait pas confondre le moine et l’habit, que tout ce qui brille n’est pas or, cependant, nous nous sommes fait piégé encore une fois et notre discernement s’est révélé en deçà de ce qui était nécessaire pour que le Malin puisse continuer à se jouer de nous. Heureusement, avec la montée actuelle des consciences en lien avec les énergies planétaires, nous sommes beaucoup plus à même de détecter en amont ces faux prophètes et ces fausses lumières. Nous ne pouvons que souhaiter que Juan soigne ses blessures et s’ouvre réellement à la divulgation totale et au pur service de la libération des consciences et de l’humanité.


Note postérieure à la rédaction de l’article : la photo qui est utilisée comme illustration de l’article est le tableau de Goya, représentant un sacrifice d’enfants à Moloch, c’est le tableau choisi par Juan Branco pour le site de son cabinet d’avocats. Cependant, suite à cette prise de conscience générale, Juan Branco a rendu son site temporairement indisponible et a remplacé ce tableau de Goya par un autre tableau, plus neutre face à ces accusations de satanisme et pédocriminalité.

Vidéos à l’appui de l’article

Juan Branco se défend des accusations dont il est l’objet. Vidéo à regarder attentivement, avec le curseur discernement sur le niveau max !

L’une des vidéos qui a déclenché le réveil du discernement par Alexandre Lebreton spécialiste en symbolique occulte et auteur de l’ouvrage “Contrôle mental et abus rituels sataniques”.

Emission conjointe avec Juan Branco, Maxime Nicolle et Etienne Chouard sur Sud Radio début Avril 2019

Branco à propos de Soral (deux produits du “Contrôle Mental” qui se reconnaissent l’un l’autre ?)

Soral à propos de Branco (deux produits du “Contrôle Mental” qui se reconnaissent l’un l’autre ?)

L’imposture suggérée de Juan Branco illustrée en une minute

Juan Branco : confirmation d’opposition contrôlée et même boostée !

Un tirage de carte très intéressant sur Juan Branco, car c’est aussi une source d’information intéressante. Bien regarder l’erratum de la vidéo 2 ci-dessous.


Approfondir la notion de Gatekeeper

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One thought on “Juan Branco ou le dernier Gatekeeper ? Étude de cas du jeune révolutionnaire propulsé en tête de la dissidence

  1. Thierry Poget

    Bonjour,

    Je n’ai regardé aucune vidéo, car le volume de mon abonnement internet ne me le permet guère, alors je me suis rabattu sur l’article écrit et … je n’ai pas du tout été déçu. Merci à vous pour ce superbe article et cette très fine analyse.

    Vote article est vraiment très bon et tout au long de sa lecture, j’avais l’image d’un homme, Cohen-Bendit, un autre jeune homme providentiel, arrivé ou plutôt tombé comme un fruit mûre au bon endroit, au bon moment avec un nom tout de même fort et très …juif.

    Trouvez-vous que M. Cohen-Bendit, hier à vraiment été à la hauteur de l’attente que les français de mai 68 avaient placé en lui, et trouvez-vous qu’aujourd’hui M. Cohen-Bendit est à la hauteur de la réputation incroyable qui l’a porté en mai 68 ?

    En mai 68 je jouais avec mes petites voitures du haut de mes 8 ans.

    Ainsi il est toujours bon de s’interroger et de bien évaluer et ne pas se tromper de cible, ni de mal choisir ceux que l’on suis, parfois … aveuglément.

    Bien à vous toutes et tous et je vous souhaite une excellente semaine.

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